Samedi passé 17.11.2012, j'ai donc sillonné à pied Port-au-Prince avec David et également “visité” son quartier de Pétion-Ville là-haut sur la colline. Et j'ai pu me rendre compte à quoi ressemblait la ville en comparaison avec l'endroit dans lequel je vis que l'on peut assimiler à la campagne. Et ce fait est excessivement important car à travers ce blog et ces articles j'essaie de donner une image la plus objective possible de la situation en Haïti malgré que cela soit à travers ma vision d'occidental. Et comme le plus important est de ne jamais tirer de généralité d'après un ou deux faits que l'on a pu observer, je suis obligé de distinguer la situation en ville de celle de la campagne car celles-ci ne peuvent en aucun cas être comparées ; de la même manière qu'on ne peut comparer la vie à la campagne de celle au centre ville chez nous.
Dès lors, il faudra garder à l'esprit que cet article et ceux qui suivront seront plutôt représentatifs (je m'efforcerai qu'ils le soient) de la vie rurale en plaine (et spécifiquement autour de Léogâne).
En effet, lorsque l'on pense à la campagne, on imagine instinctivement de vastes étendues, des prés, des champs où les travailleurs de la terre réalisent leur dur labeur à longueur de journée. Un endroit où il fait bon vivre grâce à la nature environnante mais en retrait quant aux commodités offertes par la vie citadine. C'est grossièrement l'idée que l'on en a n'est-ce pas ?
Donc à la ville c'est similaire mais en mieux ? Justement pas forcément et c'est là que la distinction est importante à mon sens. Certes l'approvisionnement électrique est meilleur, l'essence plus facile à trouver, les fabriques d'eau plus nombreuses mais la densité de gens est autrement plus élevée, gigantesque même avec 24'300 habitants au km2 (en comparaison Mexico City en a 6000, Paris 21'000 et Shangaï 25'000). Et l'agglutinement d'autant de monde dans un espace restreint pose entre autres des problèmes sanitaires, de logement, de traitement des déchets, d'approvisionnement en nourriture et de recherche de travail.
Précaire car le tremblement de terre a réduit en poussière des milliers d'habitations, laissant de nombreuses personnes à la rue, sans rien, obligés de se loger avec ce qu'ils ont pu trouver et créant ainsi des bidonvilles supplémentaires à Port-au-Prince.
Tout ceci fait que bientôt 3 ans après (le 12 janvier), Port-au-Prince n'a pas retrouvé sa superbe d'antan mais malgré tout les gens semblent se débrouiller, gentiment, en tous cas c'est l'impression que cela donne.
P.S. Malheureusement je n'ai pas de photos en gros plan de situations particulières comme des marchands, des étals, de la foule car d'une part les gens n'aiment pas être pris en photo, je ne suis pas fan non plus de les photographier dans leur situation et également car je n'ai pas envie de perdre mon appareil. Que l'on s'entende, il n'y a peut-être aucun risque (actuellement je n'ai encore jamais été inquiété), mais je ne préfère pas prendre le risque :-).
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